Tuomas ANHAVA

(1927-2001)

 

Finlandais de langue finnoise.

Né le 5 juin 1927 ŕ Helsinki.

Auteur perfectionniste, admirateur et traducteur d’Ezra Pound, de T.S. Eliot, de Bo Carpelan, de Gunnar Björling. Il a travaillé dans l’édition, chez WSOY, Otava.  Marié ŕ Helena Anhava, il a comme elle été influencé par la poésie japonaise, dont il a traduit une anthologie quelques années avant sa mort.

 

 

Runoja (Počmes), 1953 ; Valitut runot (Počmes choisis), 1976.

Aucun livre disponible en français.

 

 

Nocturne

 

Vaiti on kuu,

ihmiset vaiti yöllä,

vaan linnut laulavat, puut,

suhisee tuuli ja puut

 

ja taivaan hiljaisuus on kuultava.

 

 

 

Nocturne

 

La nuit se tait,

les hommes la nuit se taisent,

seuls les oiseaux chantent, et les arbres,

le vent murmure et les arbres

 

et le silence du ciel est audible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pentti HOLAPPA

(1927)

 

Ecrivain autodidacte, auteur de romans, d’essais, traducteur d’auteurs français. Il a été ministre de la culture. Un volume de počmes a été traduit en français (publié dans la collection poésie gallimard).

La poésie de Pentti Holappa est une grande oeuvre contemporaine : il associe simplicité et profondeur, interrogeant l’existence au gré de ses expériences ; les questions semblent lui venir naturellement, poétiquement.

 

Katsokaa silmiänne (Regardez nos yeux), 1959 ;    Viisikymmentä -kaksi  (Cinquante deux), 1979.

 

 

Sairas ja parantaja 

 

Olen ainakin kolmessa paikassa yhtä aikaa.
Haavoitettujen rakastettujen rinnalla makaan
kuin itse kukin heistä, ja haudassakin olen
veljenä maatuvien veljieni.

Ketä kiittäisin siitä, että saan näin jään
nöksettä
olla, kun kerran olevaksi olen tehty ? 
En tiedä.
Sattuma kantaa minua kämmenellään. Kun yö
lyö silmilleni, en sulje niitä.
(…)

 

 

 

 

Malade et guérisseur

 

Je suis au moins en trois endroits en un męme instant.

Je me couche contre la poitrine des blessés, aimés

comme chacun d’eux, et je suis aussi dans la tombe

allongé, frčre de mes frčres.

 

Qui remercier, de ce que je puisse ainsi ętre

dépouille mortelle, de ce que je fus créé ? Je ne sais pas.

Le hasard me porte dans sa paume. Quand la nuit

frappe mes yeux, je ne les ferme pas.

(…)