Poésie du Danemark (Danmark)

 

 

Le Danemark a une histoire mouvementée pendant le siècle romantique. Allié de Napoléon, il voit sa capitale durement bombardée par les anglais en 1807. Il perd la Norvège qu’il dominait depuis le XIVème siècle ; une série de guerres contre la Prusse et l’Autriche lui font perdre des provinces : Sleswig, Holstein et Lauenbourg.

Au XXème siècle, il est important de se rappeler du remarquable comportement des danois pendant la deuxième guerre mondiale : occupés par les allemands, ils sont parvenus à empêcher la déportation des juifs : le roi Christian X décide de porter l’étoile jaune, la population aide les juifs à se cacher ou à fuir vers la Suède (voir Eichman à Jerusalem, d’Hannah Arendt).

La poésie danoise est parfaitement inconnue en France, si l’on excepte les quelques recueils d’Henrik Nordbrandt parus en français.

On a beaucoup parlé de Georg Brandes à propos de la littérature danoise, mais il n’instaura pas une école au sens strict (il défendit aussi bien le naturalisme que la pensée de Nietzsche), et il n’y eut pas de courant rassembleur dans cette littérature. Elle comporte de riches individualités, et des œuvres qui méritent assurément de passer les frontières du Danemark. C’est d’ailleurs surtout au XXème siècle que la poésie danoise acquerra ses lettres de noblesse, avec Nordbrandt, Jensen, Kristensen, Ditlevsen.