Ţorsteinn GÍSLASON

(1867-1938)

 

Né dans le nord de l’Islande, il part étudier la littérature et les langues scandinaves ŕ Copenhague. Il retourne ensuite en Islande oů il travaille comme journaliste, pour de nombreux journaux, dont le célčbre Lögretta. Essayiste, traducteur (Walter Scott, Bjönstjerne Björnson...) et počte.

 

Kvćđi (Počmes), 1893 ; Nokkur kvćđi (Quelques počmes), 1904.

 

Aucun livre disponible en français.

 

Vordćgur

 

Ljósid loftin fyllir

og loftin verđa blá.

Voriđ tánum tyllir

tindana á.

 

Dagarnir lengjast

og dimman flýr í sjó ;

bráđum syngur lóa

í brekku og mó.

 

Jours de printemps

 

La lumičre emplit l’air

et l’air devient bleu.

Le printemps est sur les sommets

sur la pointe des pieds.

 

Les jours rallongent

l’obscurité fuit sur la mer ;

bientôt le pluvier chantera

dans la lande et sur les pentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guđmunđur MAGNÚSSON

(1873-1918)

 

Né dans le nord de l’islande, ŕ Ríf. Né dans une famille misérable, il ne va pas ŕ l’école ; ouvrier agricole, marin, il devient apprenti imprimeur en 1893. Il travaille alors comme imprimeur ŕ Copenhague, étudiant seul pendant son temps libre. Il rentre ensuite en Islande, voyage en Europe. Romancier et essayiste.

 

Heima og erlendis (Chez soi et ŕ l’étranger), 1899 ; Islandsvísur (Chants d’Islande), 1903 ; Kvćđabók (Livre de počmes), 1922.

 

Aucun livre disponible en français.

 

Draumalanđiđ

 

Ó, leyf mér ţig ad leiđa

til landsins fjalla heiđa

   međ sćlu sumrin löng.

Ţar angar blóma breiđa

   viđ blíđan fuglasöng.

 

Ţar ađeins yndi fann ég,

ţar ađeins viđ mig kann ég,

   ţar batt mig tryggđa band,

ţví ţar er allt sem ann ég. -

   Ţađ er mitt draumaland.

 

 

 

La contrée des ręves

 

Ô, laisse-moi te conduire

vers la lande montagneuse

   aux étés longs et heureux.

Lŕ se diffuse le parfum des fleurs

     au chant doux des oiseaux.

 

Lŕ seulement j’ai trouvé la joie,

lŕ seulement je me suis senti chez moi,

    lŕ était le lien affectueux,

car lŕ est tout ce que j’ai aimé. -

    C’est la contrée de mes ręves.